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Abbaye Notre-Dame-et-Saint-Edme de PontignyNombre de notices : 910

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Sommaire

 

Présentation du fonds

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  • Inventaire sommaire méthodique

  • par Maximilien Quantin, archiviste départemental, complété, revu, indexé et rétroconverti au format XML conforme à la DTD-EAD (2002) par Céline Cros, assistante principale de conservation du patrimoine, responsable des archives anciennes, en 2014

  • Archives départementales de l'Yonne

  • Auxerre - 1882, 2013

  • Instrument de recherche produit au moyen du logiciel Arkhéïa Aide au classement de la société Anaphore sarl, version 3-12.01 du vendredi 6 juillet 2012. Date de l'export : lundi 20 janvier 2014 (11:20 h) et du logiciel Oxygen XML Editor 12.1

  • Contexte :

  • Nom du producteur

    Abbaye Notre-Dame-et-Saint-Edme (Pontigny, Yonne)

  • Présentation du producteur

    Fondée en 1114 par un petit groupe de moines venus de l'abbaye de Cîteaux, sur un alleu de terres situé en limite des diocèses d'Auxerre, de Langres et de Sens, des comtés d'Auxerre, de Tonnerre, de Champagne, du royaume de France et du duché de Bourgogne, Pontigny en devient la seconde fille.

    Des vocations nombreuses ont rapidement permis à l'abbaye d'essaimer à son tour et de créer sa propre filiation. Dès 1119, elle envoie ses premiers moines fonder Bouras, puis Fontainejean, Jouy et Quincy en 1133. Parallèlement, elle attire de nombreux établissements ecclésiastiques, séduits par l'idéal proposé par l'ordre cistercien, qui s'affilient. A la fin du XIIe siècle, la branche de Pontigny compte 44 maisons dont 16 filles, pour l'essentiel établies en France, mais également en Italie, en Hongrie et dans l'actuelle Roumanie.

    Cette expansion a été rendue possible, par la relative vitalité économique de l'abbaye. Les donations de la noblesse locale, peu nombreuses dans les premières années, deviennent importantes après 1130 et permettent aux religieux de constituer un temporel très diversifié. Composé de terres, prés, bois, vignes, maisons et moulins concentrés autour d'unités d'exploitation (granges), mais aussi de droits d'usage, tels le pacage des troupeaux, la pêche ou l'usage de l'eau, le ramassage de bois de chauffage et de construction ou encore l'exploitation du sous-sol forestier, le domaine abbatial s'étend de la forêt d'Othe au nord-est vers les plateaux du Nucérien au sud de l'actuel département de l'Yonne.

    L'abbaye de Pontigny accueille l'exil de deux archevêques de Cantorbéry. En novembre 1164, Thomas Becket, en conflit avec le roi, Henri II, au sujet des droits et privilèges de l'Église du royaume et accusé d'avoir violemment contesté son pouvoir, se résout à l'exil et choisit comme destination l'abbaye de Pontigny. En novembre 1166, devant les pressions exercées sur l'ordre cistercien par Henri II, l'archevêque quitte Pontigny et établit sa nouvelle résidence dans l'abbaye Sainte-Colombe de Sens. Faignant l'apaisement, le roi d'Angleterre le convint de rentrer dans son diocèse en juillet 1170 et commandite son assassinat dans la cathédrale de Cantorbéry le 29 décembre suivant. Élu archevêque de Cantorbéry en décembre 1206 et consacré en juin suivant à Viterbe en Italie, Étienne Langton se voit refuser l'accès à son diocèse par le roi d'Angleterre, Jean-sans-Terre, opposé à sa désignation. Il imite alors Thomas Becket en sollicitant l'hospitalité des moines de Pontigny entre 1209 et 1213.

    Cet attrait pour l'abbaye de Pontigny s'explique aisément par le prestige dont jouit l'ordre cistercien en général et particulièrement l'abbaye de Pontigny, dont plusieurs de ses abbés ont été reconnus pour leurs capacités intellectuelles et diplomatiques.

    Pontigny n'est donc pas une terre inconnue pour Edmond d'Abingdon, archevêque de Cantorbéry en 1233. À l'automne 1240, en route pour Rome, il y fait une halte d'environ un mois en attendant la réouverture de la route des Alpes : il y tombe malade et de décède quelques jours plus tard sur le chemin du retour vers l'Angleterre. Puisqu'il a manifesté sa volonté d'être inhumé à l'abbaye, l'ordre cistercien et les moines de Pontigny œuvrent pour aboutir à la canonisation de l'ancien archevêque en 1246.

    Le développement du culte de saint Edme, encouragé par les prélats de l'Europe entière, ainsi les donations et pèlerinages qui y sont associés, permettent à l'abbaye de Pontigny de faire face aux difficultés économiques qu'elle rencontre à partir du milieu du XIIIe siècle.

    Les donations s'étant raréfiées depuis la fin du XIIe siècle, l'abbaye a eu un recours fréquent à d'autres types de transactions (achats, échanges) et donc un besoin plus important de revenus. Comme tout les autres établissements ecclésiastiques, elle est victime, dès le milieu du XIVe siècle, de ravages et de destructions, dont l'intensité est peut-être augmentée par le présence du corps saint et de son précieux tombeau. En 1360, l'abbaye est occupée et pillée par les troupes d'Édouard II d'Angleterre, et en 1568, elle est saccagée par les troupes protestantes.

    D'autre part, malgré son statut de chef de filiation, Pontigny est livrée pendant près d'un siècle (1550-1650) au régime de la commande, qui voit, outre le partage de ses revenus entre la communauté monastique et d'un abbé commandataire, la diminution substantielle de son nombre de moines, désormais fixé à 32.

    La fin de la période de la commande voit le démarrage de l'ère de la reconstruction de l'abbaye. Plusieurs bâtiments anciens jugés trop délabrés sont détruits. L'église abbatiale est réaménagée (chœur en 1676, dallage en 1743, pose de grilles et d'un nouveau maître-autel accueillant le tombeau de saint Edme en 1749, tribune d'orgues installée en 1775).

    L'abbaye est supprimée en 1790 : l'inventaire de ses biens est dressé en décembre de la même année. La vente a lieu du 25 février au 24 mars suivants, à l'exception de l'église abbatiale et du cloître dévolu à la commune (l'église devenant église paroissiale). Le bâtiment des frères convers, seul à avoir échappé aux destructions, est acheté en 1842 par l'archevêché de Sens afin d'y installer la Société des prêtres auxiliaires des paroisses (Communauté des Pères de saint Edme en 1852), établie à Pontigny l'année suivante. La loi sur les congrégations de 1901 oblige la communauté à quitter le bâtiment qui est vendu en 1906 à un universitaire parisien, Paul Desjardins. Sous son égide, des rencontres de dix jours, les "Décades", réunissant les plus grands intellectuels européens, s'y dérouleront jusqu'en 1939.

  • Historique de la conservation

    Aux premières heures de la Révolution, les pièces relatives au procès en canonisation (1240-1255) de l'ancien archevêque de Cantorbéry, Edmond d'Abingdon, ainsi qu'une série de soixantes bulles pontificales et chartes de donation ont été distraites du fonds de l'abbaye par le dernier abbé, Jean Depaquy, par ailleurs chargé de l'inventaire des archives des anciens établissements ecclésiastiques du district de Saint-Florentin.

    A la mort de Depaquy (1800), elles sont remises entre les mains d'un avoué de Saint-Florentin, M. Mathey.

    Le décès de Mathey marque la scission de l'ensemble : les pièces relatives à la canonisation et au culte de saint Edme entrent en possession de l'archevêque de Sens, conformément aux dernières volontés de Mathey ; le reste est donné aux archives départementales vers 1858 et intégré au fonds de l'abbaye de Pontigny, à l'époque en cours de classement par Maximilien Quantin, archiviste départemental.

    L'archevêque de Sens remet ces documents à la congrégation des Frères de Saint-Edme, nouvellement établie à l'abbaye de Pontigny. Ils y demeurent jusqu'à suppression de la communauté et à la mort de son dernier supérieur en 1908. Le chanoine Chartraire, au nom de l'archevêque, reprend possession des documents pour les intégrér au Trésor de la cathédrale de Sens. Les pièces les plus prestigieuses sont exposées au public jusqu'en 1939. Depuis cette date, le fonds était conservé dans les réserves du musée de Sens.

  • Modalités d'entrée

    H 1398-1560 : dévolutions révolutionnaires et réintégrations durant le XIXe s. ; H 3802 : réintégration en 2011 ; F 405, 1 Fi 1-2, 63 : entrées par voie extraordinaire au cours du XIXe s. ; 100 J : dépôt du 26 août 2013.

  • Contenu et structure :

  • Présentation du contenu

    Outre les nombreuses pièces des XIIe et XIIIe siècles essentiellement relatives à la constitution du temporel abbatial, et dont la plupart sont encore munies de leurs sceaux, la particularité du fonds de l'abbaye de Pontigny réside dans la présence d'un ensemble de 101 pièces relatives au culte de saint Edme.

    Sont ainsi illustrées les étapes du procès en canonisation de l'ancien archevêque de Cantorbéry, depuis les lettres postulatoires, en passant par les enquêtes des commissions françaises et anglaises (commissions apostoliques, rouleau d'audition, rapports des enquêteurs), les annonces de canonisation et enfin les encouragements des prélats européens aux donations et pèlerinages.

  • Conditions d'accès et d'utilisation :

  • Statut juridique

    : H 1398-1560, 3802 : archives publiques; 100 J, 1 Fi, F 405 : archives privées;

  • Modalités de reproduction

    Conformément au règlement de la salle de lecture

  • Langue

    Latin, français

  • Sources complémentaires :

  • Informations sur les originaux

    Ce fonds contient des pièces scellées et des plans, pour certains de grande dimension, qui par mesure conservatoire, ont été extraits de leurs liasses d'origine pour être conditionnées séparément ; ces pièces extraites apparaissent matériellement dans cet instrument de recherche sous la mention "pièce extraite".

  • Bibliographie

    "Pontigny", dans Annuaire de l'Yonne, Auxerre, 1844, p. 105-212 ;

    Henry (Vaast-Barthélemy), "Histoire de l'abbaye de Pontigny, Ordre de Cîteaux, Département de l'Yonne", Auxerre, 1839 ;

    Chaillou des Barres (Claude-Étienne), "Histoire de l'abbaye de Pontigny", Paris, 1844 ;

    Aubert (Marcel), "Abbaye de Pontigny", dans Congrés archéologique de France, 1958, p. 163-168 ;

    Hélias-Baron (Marlène), "Recherches sur la diplomatique cistercienne au XIIe siècle. La Ferté, Pontigny, Clairvaux, Morimond", dans Bulletin du centre d'études médiévales d'Auxerre, BUCEMA, tome 11, 2007 ;

    Bautier (Robert-Henri), "Les premières relations entre le monastère de Pontigny et la royauté anglaise", dans Thomas Becket, Actes du colloque internationnal de Sédières, Paris : éditions Raymonde Foreville, 1975, p. 41-48 ;

    Bell (David N.), "Abbot Jean Depaquy and the printed books of Pontigny, 1778-1794", dans Cîteaux : commentarii cistercienses, 2000 ;

    Bell (David N.), Kinder (Terryl Nancy), "De profundis : une descente archéologique dans la citerne de Villiers-la-Grange", dans Bulletin des Amis de Pontigny, n° 3, 1992, p. 25-32 ;

    Benoit (Jean-Luc), "L'abbaye cistercienne de Pontigny au XIIe siècle", mémoire de maîtrise, Paris IV-Sorbonne, 1992 ;

    Benoit (Jean-Luc), "Pontigny, saint Edme, les moines et leurs voisins. L'abbaye cistercienne pendant la première moitié du XIIIe siècle", mémoire de D.E.A., Paris IV-Sorbonne, 1997 ;

    Benoit (Jean-Luc), "Saint Edme et Pontigny, histoire et légende d'un saint anglais en Bourgogne", dans Bulletin des Amis de Pontigny, n° 5, 1996 ;

    Benoit (Jean-Luc), "Les origines de Pontigny ou la naissance de la seconde fille de Cîteaux", dans Bulletin de la société des fouilles archéologiques et des monuments historiques de l'Yonne, n° 14, 1997, p. 25-36 ;

    Benoît (Paul), Sportès (Nicole), "Exploitation du fer et droits d'usage : l'exemple de Pontigny", dans Moines et métallurgie, Paris : éditions A.E.D.E.H., 1991, p. 1793-191 ;

    Bouchard (Constance Brittain), "The Geographical, Social and Ecclesiastical. Origins of the Bishops of Auxerre and Sens in the Central Middle Ages", dans Church History, The American Society of Church History, 1977 ;

    Bouchard (Constance Brittain), "Sword, miter, and cloister : nobility and the church in Burgundy, 980-1198", Ithaca ; London : Cornell university press, 1987 ;

    Bouchard (Constance Brittain), "Holy entrepreneurs : Cistercians, knights, and economic exchange in twelfth-century Burgundy", Ithaca ; London : Cornell university press, 1991 ;

    Cornat (abbé), "Rapport sur les documents concernant l'abbaye de Pontigny et la ville de Saint-Florentin et notice sur M. Jean Depaquy, dernier abbé de Pontigny", dans Bulletin de la société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, tome 12, 1858, p. 240-247 ;

    Courtet (André), "Étude historique sur l'abbaye Notre-Dame et Saint-Edme de Pontigny au diocèse d'Auxerre de la fondation (1114) au XVIe siècle suivie d'un essai sur la formation du temporel", thèse de l'École des Chartes, Paris, 1920 ;

    Garrigues (Martine), "Le premier cartulaire de l'abbaye cistercienne de Pontigny (XIIe-XIIIe siècles)", thèse de l'École des Chartes, Paris, 1981 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "Some Observations on the Origins of Pontigny and its First Church", dans Cîteaux, commentarii cistercienses, tome 31, 1980, p. 9-19 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "Architecture of the Cistercian Abbey of Pontigny. The Twelfth Century Church", thèse de doctorat, Indiana University, 1982 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "A Note on a Plan of the First Church at Pontigny", Mélanges à la mémoire du Père Anselme Dimier, tome III, Arbois : édition Benoît Chanvin, 1982, p. 601-608 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "The Original Chevet of Pontigny's Church", dans Studies in Cistercian Art ans Architecture, tome II, Michigan, 1984, p. 257 et suivantes ;

    Kinder (Terryl Nancy), "Les granges de l'abbaye de Pontigny" dans Cahiers de la Ligue urbaine et rurale, n° 109, Paris, 1990, p. 33-39 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "Briques et carreaux de pavements : un artisanat médiéval à Pontigny?" dans Bulletin de la société nationale des Antiquaires de France, 1992, p. 123-137 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "Toward Dating Construction of the Abbey Church of Pontigny", dans Journal of the British Archeological Association, n°145, 1992 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "Clay and what they did with it : Medieval Tiles and Bricks at Pontigny", dans Studies in Cistercian Art ans Architecture, Michigan, 1993, p p. 198-221 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "Pontigny et ses domaines : richesse et précarité d'un patrimoine agricole", dans L'Espace cistercien, Paris : CTHS, 1994, p. 441-450 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "As Above, So Below Architecture and Archaeology at Villiers-la-Grange of Pontigny" dans The Joy of Learning and the Love of God, Etats-Unis : [s.n.], 1995, p.157-177 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "Aménagement d'une vallée de larmes : les cisterciens et l'eau à Pontigny (Yonne, France)" dans L'hydraulique monastique milieux, réseaux, usages, 1996, p. 383-395 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "Pontigny, abbatiale de lumière", dans Dossier archéologique, n° 234, juin-juillet 1998, p. 102-105 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "Pontigny", dans Les cisterciens dans l'Yonne, Pontigny : Amis de Pontingy, 1998, p. 85-102 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "La grange de Villiers", dans Dossier archéologique, n° 234, juin-juillet 1998, p. 102-105 ;

    Kinder (Terryl Nancy), "Planting over the past : an unknown episode in the post-monastic history of Pontigny abbey", Paris : Brepols, 2004 ;

    Lawrence (Clifford Hugh), "St Edmund of Abingdon : a Study in Hagiography and History", Oxford : Clarendon Press, 1960, ;

    Massé (Louis-François), "Vie de saint Edme, autrement saint Edmond", Auxerre : Gallot, 1858, ;

    Peyrafort-Huin (Monique), "La bibliothèque médiévale de l'abbaye de Pontigny (XIIe - XIXe siècles). Histoire, inventaires anciens, manuscrits", Paris : CNRS Editions, 2001 ;

    Quantin (Maximilien), "Note sur les tombeaux qui existent dans l'abbaye de Pontigny", dans Bulletin de la société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, tome 1, 1847, pp. 273-285 ;

    Rouillard (Joséphine), "L'eau en Champagne du sud et en Bourgogne du Nord : l'exemple des abbayes cisterciennes de Pontigny et de Vauluisant, d'après les cartulaires et les prospections archéologiques (XIIe-XIVe siècles)", mémoire de maîtrise, Université de Paris I, 1991 ;

    Rousseau (Emmanuel), "Les sceaux des cinq premières maisons de l'ordre de Citeaux (1098-1516)", thèse de l'École des Chartes, 4 tomes, 1996 ;

    Sportes (Nicole), "Domaines boisés, droits d'usages et exploitation du fer en forêt d'Othe : l'exemple des abbayes cisterciennes de Pontigny et Vauluisant, d'après les cartulaires et les données archéologiques (XIIe-XIVe siècles)", mémoire de maîtrise, Université de Paris I, 1990 ;

    Talbot (Charles-Hugh), "Notes on the Library of Pontigny" dans Analecta sacri ordinis cisterciensis : [Editiones cistercienses], 1954 ;

    Verna (Catherine), "La sidérurgie cistercienne en Champagne méridionale et en Bourgogne du Nord", dans Colloque de Flaran n°3, L'économie cistercienne, Auch, 1983, p. 207-213.



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