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Les Archives Départementales

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Hôpital d'AuxerreNombre de notices : 793

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Sommaire

 

Présentation du fonds

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  • Répertoire méthodique détaillé

  • par Céline Cros, assistante principale de conservation du patrimoine, responsable des archives publiques déposées ; sous la direction de Pierre-Frédéric Brau, conservateur du patrimoine, directeur des archives départementales de l'Yonne

  • Archives départementales de l'Yonne

  • Auxerre - 2012

  • Instrument de recherche produit au moyen du logiciel Arkhéïa Aide au classement de la société Anaphore sarl, version 7-4.8 du jeudi 3 décembre 2015. Date de l'export : mardi 16 février 2016 (10:08 h)

  • Contexte :

  • Nom du producteur

    Hôpital (Auxerre)

  • Présentation du producteur

    La présence d'un établissement d'accueil et de soins de pauvres malades et "passants" est avérée à Auxerre dès le XIIe s. Installé à proximité de la porte Chantepinot, il est d'abord connu sous le nom de Grandes Charités ; il prend le nom d'hôtel-Dieu de la Madeleine après l'arrivée de reliques de Marie-Madeleine ramenées de croisades par Guillaume, comte de Nevers et d'Auxerre.

    Parallèlement, de nombreuses maisons de charité chargées de l'accueil des pauvres passants sont fondées à proximité ou sous la protection d'abbayes ou de paroisses auxerroises. Entre 1581 et 1693, ces établissements sont progressivement annexés à l'hôtel-Dieu ; seul l'hôpital général, établi dès 1672 et destiné à recevoir des mendiants valides et des orphelins indigents, conserve son indépendance jusqu'aux lois des 7 frimaire et 20 ventôse an V marquant sa fusion avec une partie de l'hôtel-Dieu, sous le nom de bureau de bienfaisance.

    La période révolutionnaire marque une importante évolution dans l'organisation administrative et financière de l'hôtel-Dieu. Par les lois du 19 mars 1793 et du 24 messidor an II, l'ensemble de ses biens est remis à l'État, seul désormais chargé de la distribution des secours. La loi du 16 vendémiaire an V, en abrogeant celle de l'an II lui restitue ses biens, ceux déjà vendus sont remplacés par d'autres confisqués aux émigrés. Dès l'an IX, afin de rembourser les importantes dépenses engagées pour l'accueil des enfants abandonnés et des militaires malades ou blessés, l'État transfère de nombreux titres de rente à l'hôtel-Dieu, devenu maison ou hospice d'humanité dès les premières années de la Révolution.

    En 1808, l'effectif de la population hospitalière s'élève à 80 malades, 16 vieillards nourris (depuis la fusion avec l'hôpital général), 260 enfants exposés et des malades militaires dont le nombre n'a pas été comptabilisé avec précision.

    Par un décret du 21 octobre 1810, la maison d'humanité et le bureau de bienfaisance sont réunis ; les bâtiments de l'ancienne abbaye Saint-Germain d'Auxerre, restés dans le domaine de l'État et jugés plus convenables que ceux de la Madeleine, sont concédés à ce nouvel établissement.

    Devant le montant des travaux d'appropriation des bâtiments de Saint-Germain et les difficultés économiques de l'hôpital, liées à l'arrivée massive de militaires blessés lors des combats de la Campagne de France, le projet stagne jusqu'en 1820, époque à laquelle les bâtiments de la Madeleine sont vendus et les arriérés des dépenses de soins des militaires sont soldés. Les études et les travaux sur le site de Saint-Germain débutent en 1823 et s'achèvent en 1826 par la translation de l'ensemble des espaces de soins et des malades.

    À compter de 1833, s'appuyant sur un décret du 19 octobre 1811 (article 11), le préfet de l'Yonne transfère à l'hôpital les frais de layette et de vêture des enfants abandonnés, jusqu'alors à la charge du département. Le nombre d'enfants assistés (abandonnés ou placés) est en constante augmentation, passant de 229 en 1838 à 420 en 1848, malgré l'installation d'un tour d'abandon surveillé en 1838, puis d'un bureau des enfants assistés en 1858.

    En 1848, l'hôpital dispose de 80 lits pour les malades, 16 pour les vieillards, entre 30 et 40 pour les enfants placés.

    Outre ses nombreux domaines agricoles, dispersés dans tout le centre du département, l'hôpital possède également de nombreux immeubles à Auxerre et à Paris, dont la location lui permet de disposer de revenus supplémentaires utilisés aux différents travaux.

    L'augmentation constante du nombre de patients impose, dès 1846, des agrandissements et réaménagements réguliers, dont la plus importante est l'annexion des bâtiments de l'ancienne école normale, à partir de 1902.

    En 1946, la commission administrative de l'hôpital et la ville d'Auxerre décide l'acquisition d'une parcelle de 13 hectares sur les Hauts-d'Auxerre. Les travaux débutent en 1957 ; le nouvel hôpital, situé sur le boulevard de Verdun, est inauguré le 20 janvier 1964 en présence du ministre de la Santé.

  • Historique de la conservation

    Après le transfert de l'hôpital vers son nouveau site en 1964, la majorité des archives sont restées dans les anciens bâtiments de Saint-Germain, jusqu'à leur transfert à la Région et l'installation d'un lycée. Une partie est alors déposée aux archives départementales.

  • Modalités d'entrée

    Dépôts des 31 janvier 1985 et 6 juillet 2012

  • Contenu et structure :

  • Présentation du contenu

    Archives hospitalières déposées en application de la circulaire AD 93-4 du 14 mai 1993

  • Mode de classement

    Le premier dépôt a fait l'objet d'un classement par Nadine Froidevaux en 1998. Afin d'assurer la cohésion des articles issus des deux dépôts successifs, il a été fait le choix de reprendre la composition, l'analyse et parfois la cotation de certains articles. Dans ce cas, le détail de la composition initiale est renseigné dans l'onglet "commentaire sur les anciennes cotes".

  • Conditions d'accès et d'utilisation :

  • Statut juridique

    Archives publiques



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